Taux immobiliers : vers la fin de l’Eldorado

 

C'est vraiment le moment d'acheter, avant un nouveau départ à la hausse inéluctable des taux immobiliers.

C’est vraiment le moment d’acheter, avant un nouveau départ à la hausse inéluctable des taux immobiliers.

De la même manière que le surfeur guette en permanence l’état des vagues ou le chercheur de cèpes a les yeux rivés sur la météo et les phases de la lune, l’acheteur potentiel d’un bien immobilier devrait surveiller les taux des prêts bancaires comme le lait sur le feu. Ceci afin de pouvoir profiter des taux les plus bas possibles, au moment où ils atteignent leur plancher. Car il est toujours compliqué et hasardeux de vouloir, par la suite, renégocier un taux à la baisse auprès de son banquier.

On n’arrête pas de le dire depuis des semestres, les taux pour emprunter n’ont jamais été aussi bas. Et c’est particulièrement vrai depuis le début de l’année 2015. Les taux moyens dépassent à peine les 2 %, pour les emprunts à quinze ans. Pour des emprunts à plus long terme, vingt ou vingt-cinq ans, on reste en dessous de 3 %, ce qui est encore très compétitif. C’est presque un point de moins qu’il y a un an, en juin 2014, alors qu’on pensait pourtant à l’époque ne pas pouvoir descendre plus bas. Certains acheteurs, plus fouineurs ou plus patients que les autres, qui ont accepté d’y passer un peu de temps, ont pu emprunter le mois dernier à 1,69 % sur vingt ans, record battu ! De fait, cela équivaut à une baisse des prix de l’immobilier de près de 10 %.

Il serait donc tentant de penser que la dégringolade n’est pas terminée et qu’il est possible d’attendre encore un peu. Mais la sagesse populaire dit aussi que le mieux est l’ennemi du bien. La Fontaine lui-même le résumait dans la morale de sa fable Le petit poisson et le pêcheur, passée elle aussi à la postérité : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Car pour la première fois depuis bien longtemps, la tendance vient, sinon de s’inverser, du moins de connaître un petit coup d’arrêt. Début juin, quatre banques viennent de relever leurs taux, de 0,10 à 0,25 % selon les cas, comme le signale le site Internet du magazine De Particulier à Particulier.

Pour l’instant, il cela ressemble à un léger réajustement technique, une réaction à la hausse récente de l’obligation assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans, qui a un impact immédiat sur les taux immobiliers. Ceux-ci dépendent très directement de la politique conduite par la Banque centrale européenne (BCE). Tant que l’inflation en Europe restera à un niveau faible, moins de 2 % par an, comme c’est le cas depuis de nombreuses années, la BCE devrait encore se montrer accommodante et faire profiter États et banques de liquidités abondantes et bon marché.

Mais sans avoir besoin de lire dans le marc de café, on peut estimer que cette situation ne va pas tarder à changer. Pierre Motais, mandataire du Crédit Foncier et partenaire important de Gironde Immobilier, y voit essentiellement des raisons extérieures à la France. « Il y a bien sûr la Grèce, dit-il, il y a aussi des frémissements de reprise de l’inflation, il y a surtout la décision, depuis plusieurs mois, de la Fed de ne plus injecter de liquidités dans l’économie américaine. Cela s’ajoute aussi au décrochage de l’Euro par rapport au dollar. Et cela nous promet de l’argent plus cher à l’avenir. »

Si les taux doivent repartir à la hausse, au moins, le public aura-t-il su profiter des taux historiquement bas depuis plus d’un an. Le nombre de prêts accordés a bondi de 25 % environ sur les trois derniers mois et même certains ménages modestes, jusqu’alors exclus du système, ont, semble-t-il, réussi à décrocher le Graal.

De nombreux spécialistes en courtage prévoient désormais, dès la rentrée de septembre, des taux moyens qui pourraient se situer entre 2,50 et 2,60 % sur vingt ans. C’est certes davantage qu’aujourd’hui, mais cela demeure bien moins cher qu’il y a un an. La baisse spectaculaire semble cependant bel et bien terminée. Il n’y a pourtant aucune raison de paniquer. La concurrence, toujours aussi féroce entre les établissements bancaires, sera toujours bénéfique pour l’acheteur. Mais celui-ci doit avoir conscience que cette fin de printemps 2015 est sans doute, plus que jamais, la meilleure période pour se lancer dans sa grande quête immobilière. Et pour cela, au hasard, pousser la porte d’une des nombreuses agences du groupe Gironde Immobilier, où l’on saura le conseiller avec compétence et efficacité !

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